
La petite image à droite sur une page du livre
L?Internet dans les villages a toujours été au centre de nos préoccupations depuis le début de nos activités dans les domaines des Nouvelles Technologies de l?Information et de la Communication.
Quand on entend parler de l?Internet dans les localités rurales, la première question qu?on se pose, c?est comment mettre en marche un ordinateur dans un village où il n?y a pas d?électricité. Mais cela n?a pas été une entrave pour nos activités. Nous avons mis en place un équipement mobile d?informatique et d?Internet alimenté par un kit solaire que nous avons pu acheter avec la bourse de Rising Voices 2012 dont j?ai été un des gagnants. (Interview à lire ici sur l?équipement en Anglais sur l?équipement). Cet équipement nous permet de nous connecter sur Internet de village en village pour les populations rurales au web en Bambara et en Français.
Nous avons fait la de l?équipent lors de nos formations dans les villages de Ségou, principalement à Dioro. Cette photo (en grand format sur flickr) vient de paraître dans un manuel : Le français en toutes lettres, CM1 Editions Nathan (auteur : collectif d?enseignants) Bonne utilisation du livre par les élèves !
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Grenier, la mauvaise pluviométrie est en train de faire de sorte que les jeunes du village commencent petit à petit à ne plus prendre soin de toi comme à l?époque de nos arrières grands-parents et de nos parents.
De nos jours, il y a plusieurs années, il ne pleut pas beaucoup, il pleut moins, beaucoup moins même. Et ainsi, les jeunes, bras valides du village, lassés de raser la tête sèche de la terre, perdent de plus en plus le courage et la persévérance qui sont les seules armes de vaincre et de réussir dans les épreuves difficiles. Courbés et souillant toute la journée sur les dabas qui causent avec la terre sèche, ils espèrent à chaque pas en avant, pouvoir te remplir, pouvoir donner joie la famille par ton contenu, pouvoir garder la cohésion et la solidarité familiale à la fin de la récole ! Mais hélas! La bonne pluviométrie n?étant pas au rendez avec leur espoir, le désespoir gagne le c?ur de ces vaillants soldats du village. Ainsi, les villageois commencent à ne plus prendre soin de toi comme il et commencent à explorer d?autres voies : la ville, oui l?exode rural, l?aventure? Pensant pouvoir travailler en ville et assurer par l?achat des sacs de céréales le rôle que tu devais jouer au sein de la famille, ils t?abandonnent petit à petit !
Ce qui est encore important, c?est qu?en plus d?être la source de la cohésion, de la solidarité, de l?union et de l?espoir familial qui est ton nom en bambara « DIGIGNE », tu joues un rôle identitaire pour nous, nous les villageois qui avons longtemps coexisté avec toi avant de nous retrouver dans un lieu ou ils est rare de voir pareil que toi ! Toutes tes composantes sont aussi nos voisins au village : banco, branches d?arbres, paille, pierre !
En ville, il y a des belles maisons ventilées ou munies d?air conditionné, d?électricité et bien peintes ! Il y a également de très belles voitures bref, tout ce qu?on voit en ville est beau, plus joli que toi, mais c?est en travers toi, grenier, que nous nous retrouvons, que nous nous reconnaissons, que nous nous souvenons d?où nous venons, pourquoi on est en ville et cela doit nous pousser à ceindre les reins, à travailler plus et d?avantage car on se dit du coup que nous sommes là en ville pour travailler dur et gagner dans la dignité pour retourner partager ce gain avec ceux que nous avons laissés derrière nous : les parents ! Oui, ces pères, ces mères, ces frères, ces s?urs, ces cousins qui ont tous travaillé et contribué à notre réussite ! Pour cela, tu es une étiquette, une étiquette de notre originalité, de notre indenté !
Mais grenier, sache qu?à chaque fois que je te vois dans un autre village, j?ai le remord de ne plus voir, à chaque jour voir les poules et les poussins tourner au tour de toi au moment ou pères te sort du mil pour le donner aux mères pour en faire le repas du jour, que je vois plus les chèvres se reposer à ton ombre quand le soleil jaillit ses rayons sur la terre à midi ! C?est pourquoi, à chaque fois que j?ai un petit temps libre, je cours retourner au village me ressourcer, oui voir les parents et te voir également !
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Une grande haie contenant du fumier au village
Le petit élevage n?est pas pratiqué par les populations rurales par simple plaisir comme certains qui ont le moyen le pratiquent en ville. Comme signalé dans un billet précédent, il est comme une petite banque, c?est une caisse d?épargne pour les habitants du village, mais également un moyen d?obtenir du fumier pour leurs champs.
Au village, plus on a des têtes, plus on a beaucoup de fumiers pour les champs, plus on s?attend à de bonnes récoles s?il pleut normalement. C?est pour quoi, dans beaucoup de familles, on voit des animaux gardés dans une haie à un coin de la cours familiale. Ces animaux peuvent appartenir à différentes personnes de la famille, mais les résidus ramassés sont versés dans le champ commun et cela pour avoir une grande quantité de céréales pour remplir le grenier commun, facteur d?union et de cohésion familiale au village. Déposer des tiges et des pailles sèches dans la haie sert à alimenter les animaux, mais aussi à avoir beaucoup de fumiers pour les champs à l?approche de l?hivernage. Ces tiges, ces pailles et la bouse piétinées et mélangées par les animaux constituent de très bons fumiers.
Cela occasionne d?ailleurs un partenariat entre certains peuls éleveurs et leurs amis paysans: (donnant-donnant).
Les peuls donnent du fumier en prenant place dans les champs de leurs amis paysans, les paysans autorisent les éleveurs à faire brouter à leurs animaux et à les faire boire au puits collectif du village tout au long du séjour, c?est-à-dire la période entre la fin de la récolte et l?approche de la prochaine saison des pluies.
Comment tout cela se passe ?
Il y a certains hameaux de peuls où l?eau et l?aliment bétails font défaut. Ces peuls ont besoins de se déplacer dans d?autres localités où ils peuvent suffisamment avoir de l?eau et de l?aliment pour leurs bétails. Ils rejoignent ainsi des villages et sont accueillis par leurs amis paysans car ces derniers ont aussi besoins des résidus et de la bouse d?animaux comme fumiers pour leurs champs. C?est ainsi que chaque année, à la fin des récoltes, on voit des peuls se déplacer dans d?autres villages avec leurs animaux. Ils y passent toute la saison chaude et retournent dans leurs villages à l?approche de la saison des pluies. Les paysans, après leur départ, ramassent les résidus contenus dans la haie et les vers dans les différentes parties non productives de leurs parcelles.
C?est un très bon partenariat éleveurs-payants, mais des fois, ça tourne mal à cause du mauvais calcul du temps. Les villages pour lesquelles ces éleveurs se dirigent, peuvent avoir fini, mais des villages en cours de route n?ont peut-être pas totalement fini avec la récole. Les animaux de passage dans ces villages ravageaient des champs et cela provoquait des tensions entre éleveurs et paysans. Mais grâce au téléphone portable, cette opposition entre peuls et paysans a beaucoup diminué. Avant de se déplacer avec les animaux, les peuls appellent d?abord dans leurs villages où ils veulent partir pour savoir s?ils peuvent passer avec les animaux et quelles sont les meilleures pistes pour ne pas entrer dans les champs.
Ces fumiers versés dans les champs avec une bonne pluviométrie, donnait de la joie de vivre au village sans famine. A cela, on ajoute maintenant de l?engrais industriel. N?y a-t-il pas de conséquences ? On en parlera ! Je ne suis pas spécialiste, mais?.
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Le village de Guelekoro au Mali
Comme signalé dans mon précédent billet sur ce sujet, l?idée d?installer Afripédia sur des machines dans les écoles est une très grande aide pédagogique pour les enseignants et les élèves. L?installation continue dans les écoles et des formations à l?utilisation d?Afripédia sont en cours de préparation pour vingt enseignants de deux écoles à Bamako (nous souhaitons que ça réussisse), dont dix enseignants dans chacune des deux écoles qui à leur tour, formeront leurs collègues.
D?ici la réussite de cette formation, j?ai voulu davantage me rendre compte de l?avis d?un enseignant rural et de la manière dont Afripédia pourra l?aider dans les activités pédagogiques à la maison et en classe. C?est dans ce sens que de passage à Guelekoro, un village de la commune rurale de Ouelessebougou, j?ai passé quelques heures avec cet enseignant et son Directeur dans sa classe. Il n?avait jamais touché le clavier, mais après mes explication sur comment taper sur un ordinateur et comment faire une recherche dans la barre de recherche sur Afripédia, voici la première recherche Monsieur l?enseignant : le squelette humain. Il a été
impressionné par la clarté des images et les détails donnés sur ses images qui correspondent à sa leçon : « Cet outil, si nous l?avons à notre disposition, c?est une très grande aide pour nous. Il nous facilitera aidera beaucoup dans nos activités pédagogiques et surtout les recherches pour la préparation des fiches pédagogiques sans lesquelles, l?enseignant ne peut jamais faire un bon travail. » Il ajoute : « L?outil pourrait mieux m?aider à faire ce dessin et à avoir plus d?idée pour dispenser ma leçon sur le vélo dont vous voyez le dessins au tableau. Oui, j?ai dessiné, j?ai
bien fait la leçon, mais, il n?y a jamais trop de documents pour un enseignant soucieux de donner de bons produits. Cet outil ajouté aux livres que nous avons ici, nos soucis de documentation sont terminés ! Il est comme une bibliothèque, surtout pour nous les enseignants de la brousse qui n?ont pas facilement accès à la documentation comme les enseignants de la ville. Si ce n?est pas le manque d?ordinateur ici chez nous, je dirais que cet outil nous est spécifiquement destiné. »
Arrêté à côté de nous, moins bavard mais très intéressé, le Directeur de l’école confirment les propos de l’enseignant, et ajoute qu?il n?y a vraiment pas de doute sur le fait que Afripédia doit être le compagnon de l?éducation.
Ce que je regrette, c?est que l?outil ne pouvait pas rester avec eux parce que c?est sur mon ordinateur que nous travaillions. Il n?y avait pas d?électricité, mais l?autonomie de la batterie nous a permis de faire cette démonstration. Désormais, je souhaite que ce village ait son propre ordinateur doté d?Afripédia.
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Un vélo garé avec un tas de foin. Le propriétaire se repose.
Les jeunes ruraux, à la recherche de meilleures conditions de vie, quittent les villages pour les villes après les récoltes. Ils y passent quelques mois avant de retourner dans les champs au village à l?approche de l?hivernage. A leurs arrivées en villes, les jeunes ruraux ne pensent qu?à une seule chose : travailler dure et avoir de l?argent pour retourner au village au temps opportun pour aller travailler dans les champs. Voici un exemple d?activité pratiquée par un de ces jeunes.
Beaucoup de familles aisées font petit élevage à Bamako. Pour cela, elles ont besoin de l?aliment bétail traditionnel comme le foin en plus des aliments bétails industriels qu?elles achètent pour leurs animaux. Pour cela, des jeunes ruraux en ville ont pour activité d?aller ramasser du foin dans la forêt très loin de Bamako et revenir le vendre aux éleveurs. Pour cela, ils parcourent des dizaines de kilomètres en vélo entre Bamako et les villages où ils partent ramasser le foin dans la forêt. Les voir à leur retour, on voit très bien que c?est un travail pénible : parcourir plusieurs dizaines de kilomètres à vélo avec une très grosse charge sur de très mauvaises pistes, des fois en remontant des collines, ce n?est pas chose aisée ! Mais, les jeunes ruraux ne voient pas cette fatigue car ils sont animés d?une seule pensée: travailler et gagner à la sueur de leurs fronts.
Arriver à Bamako avec ce grand tas de foin, il en fait des petits tas et tout est rapidement acheté par les éleveurs en Bamako. Des fois, la demande est supérieure à l?offre. Même si ce sont des petites monnaies qu?il ramasse, le jeune rural économise son argent et retourne satisfait au village à la fin de la saison.
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Une enseignante apprend l’utilisation d’Afripédia à Koulikoro.
Afripédia est la version consultable hors ligne (sans connexion Internet) de Wikipédia, l?encyclopédie numérique. Installée sur un ordinateur, cette version permet d?avoir accès au contenu de Wikipédia sans connexion Internet. Elle est ainsi adaptée aux conditions de l?Afrique qui a des défis à relever en matière de connexion Internet.
Pour tester sa pertinence et être sûr de sa fonctionnalité, j?ai installé Afripédia sur mon ordinateur et je l?utilise quotidiennement. Il est devenu mon outil de recherche parce que cette version me donne les mêmes résultats que wikipédia en ligne. C?est ainsi que j?ai eu l?idée de l?installer dans les écoles au Mali à cause de son importance dans les pratiques pédagogiques, culturelles et réapprentissage. Je l?ai ainsi installé sur 38 ordinateurs dont 26 dans des écoles à Bamako et sur 12 ordinateurs dans les villages aux alentours de Bamako. Dans toutes ces écoles, les enseignants ont exprimé leur joie d?avoir eu à leur portée, cet outil qui est d?une grande opportunité en matière de documentation à l?école.
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Photo prise sur maliweb.net
Chaque année après les récoltes, les jeunes du village partent pour l?exode rural. Garçons et files se rendent en villes et dans d?autres pays pour la recherche de meilleures conditions de vie. Pour être en règle au cours du voyage et en ville, ils procèdent d?abord à la recherche de la carte d?identité aux différentes préfectures de leurs localités respectives. Auparavant, tout était facile et rapide, mais ce n?est pas le cas en cette de guerre où les jeunes ruraux sont confrontés à d?énormes problèmes pour obtenir la pièce d?identité.
Aujourd?hui, pour avoir la carte d?identité, il faut se réveiller très tôt le matin pour faire partie du long fil qui se forme à la prote de la préfecture. Il te faut encore des semaines et des semaines à faire cela pour pouvoir l?obtenir et ce n?est même pas sûr! Le nombre élevé de la demande en même temps s?explique par le faite que ceux dont la carte est périmée, veulent les actualiser avant de se déplacer, ceux qui n?en n?ont pas et qui voyageaient avant sans pièce d?identité ne veulent pas risquer cette année et ceux dont c?est la première fois d?aller à l?exode rural et qui n?ont pas d?expérience veulent strictement se conformer à toutes les règles pour voyager. Ce nombre s?ajoute à ceux d?autres voyageurs comme des commerçants locaux qui vont faire des achats dans les viles.
Beaucoup de jeunes vont-ils rester au village cette? La réponse est oui parce que pire est maintenant qu?il y aurait même le manque de pièce de carte d?identité dans les préfectures et ce serait le même cas dans les commissariats de police à Bamako comme indique cet article sur maliweb.net. Pour ne pas prendre trop de risques de voyager sans pièce d?identité, beaucoup de jeunes préfèrent rester au village à cause de la crise sécuritaire que traverse le pays.
La patrouille nocturne est également très élevée à Bamako ces derniers temps. Pour cela, tous ceux qui n?avaient pas de pièce veulent en avoir pour se mettre en règle. Cela a également augmenté le nombre de demandeurs de carte d?identité à Bamako et pour l?avoir, il fallait également se lever tôt le matin et passer la journée au commissariat pour l?avoir et cela pendant des semaines. Maintenant, il y aurait même le manque de pièce de la carte d?identité dans les commissariats comme dans les préfectures. Ce manque de pièce de carte d?identité dans les préfectures et les commissariats s?expliquerait par plusieurs raisons dont une, selon Fatouma dans ce tweet :
@fatittystar: « un policier m?a expliqué qu?elles etaient fabriquée au canada et que c?etait arreté depuis le coup d?etat »
D?une manière ou d?une autre, celui chargé de ce domaine doit se battre pour débloquer cette situation pour que les populations maliennes circulent librement et en règle !
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Dans les localités rurales au Mali, rares sont des familles qui ne possèdent pas de bétails. Les animaux sont pour les membres de la famille et sont vendus pour résoudre les problèmes urgents et pour subvenir aux besoins fondamentaux de la famille : payer les dotes, les impôts, les frais de soin? . Généralement, ces animaux domestiques sont gardés dans des coures aménagées dans un coin de la famille ou attachés à des piqués au milieu de la famille pendant la nuit.
Aujourd?hui, les populations rurales ne savent plus sur quel pied danser pour garder leurs animaux contre les voleurs qui passent tout leur temps à les guetter et les voler dès que l?occasion se présente quand tout le monde dort. Ces vols de bétails deviennent de plus en plus très fréquents et inquiètent beaucoup les populations rurales. Même les chiens qui sont les vrais gardiens nocturnes familiaux au village, souffrent aujourd?hui. Les voleurs utilisent tous les moyens pour que ces chiens n?aient pas le temps d?aboyer et de réveiller les membres de la famille.
Comme preuve, notre chien a failli perdre les yeux la nuit du vendredi au samedi 16 septembre 2012 dans la commune de Cinzana-Gare. Le lendemain matin, nous nous sommes rendu compte que deux grosses chèvres de chez nous ont été enlevées par les voleurs. Nous avons quand même été étonnés que cela puisse se passer sans que notre chien ne réagisse. Du coup, nous l?avons vu couché très moche sur la terrasse. Quand nous nous sommes approchés, nous avons trouvé une très grave blessure au niveau de son ?il. Nous avons tous conclu que cette blessure est l??uvre des voleurs avec un lance-pierre. Ce jour, nous avons subit deux affronts : nous n?avons pas retrouvé nos chèvres et nous à présent, notre chien souffre.
Des mesures de sécurité doivent être envisagées pour protéger les populations rurales contre ces vols.
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champ de petit mil au village
Ce champ de petit mil au village de Bamoussobougou dans la commune rurale de Cinzana-Gare dans la Région de Ségou nous donne de l’espoir pour une future autosuffisance alimentaire cette année. Nous ne sommes pas encore en période de récolte, mais la qualité des champs donne de bonnes impressions. Cela fait des années qu?on n?y voyait pas des tiges de mil si robustes et des feuilles toutes vertes à cause de la mauvaise pluviométrie. Et, de Bamako à Ségou, en voyant les champs, nous pouvons garder de l?espoir parce qu?il pleut abondamment et nous souhaitons qu?il pleuve convenablement jusqu?à la période indiquée.

Epi de petit mil
Cet épi de mil est une source de joie et de bonheur pour le paysan au village. Les houes sont déposées, mais cela n?empêche pas le paysan de passer de temps en temps observer son champ pour se faire une idée de ce qui va être la récompense de tout son effort à la récolte. Cette récompense, ce sont les épis qui la prédisent car, le paysan peut déjà se faire une idée de son futur avoir à travers la qualité des épis dans le champ. Cette année, quand il continue à pleuvoir convenablement comme souhaité, nous pouvons dire que la famine que nous avons vécue toute l?année, va peu à peu disparaitre. C?est ce qu?on entend sur tous les lieux de causerie au village aujourd?hui.

champ de sorgho mil au village
Je me rappelle encore qu?au moment où la pluviométrie était bonne au Mali, il n?était pas facile pour un jeune garçon de casser la tige du gros mil pendant la récolte. Ce n?était plus le cas il y a des années parce qu?il ne pleuvait pas beaucoup et toutes les tiges étaient grêles. Cette année, il a pour le moment plu convenablement et les tiges de gros mil sont très robustes et cela donne de l?espoir pour une bonne récolte. C?est pourquoi là où nous sommes, au village, rare sont des chefs de famille qui ne font pas un ou deux tour dans leurs champs parce qu?ils sont toujours content à chaque qu?ils voient ces tiges de mil robustes avec des feuilles toutes vertes que le vent fait danser.

Champ de sorgho au village
Gros mil, qu?on appelle « Keninke » en Bambara, est aussi appelé « Kounsouli » (tête base) parce que quand ça produit bien, le poids des grains font que les épis sont dirigés vers le bas et cette année, c?est cas dans tous les champs de gros mil. C?est pour quoi, même si je ne suis pas ingénieur en agronomie, j?ai quand même compris que la force de la tige du mil est faite en fonction du poids de l?épi qu?elle va supporter et bientôt, ces épis vont diriger vers le bas ! Et, cette année, on a l?impression que le gros mil et le petit mil sont en compétition pour remplir le fond du grenier et cela est un grand bonheur pour le cultivateur. Cette jalousie entre les espèces cultivables est une opportunité pour le paysan de remplir le grenier et d?assurer l?autosuffisance alimentaire dans son foyer. Non, pas seulement le pays, même ceux qui sont en ville et qui ne comprennent rien quand on dit que « le sable a crié » parce qu?il a beaucoup plus ! D?ailleurs, c?est dans l?intérêt de tous !

champ de gombo au village
Le gombo qui sert de sauce est également dans la course a aussi engagé toutes ses vitesses pour qu?on n?arrive pas à dire que les marmites ont faim parce qu?il n?ya pas de sauce. Il a déjà devancé les autres parce qu?on a déjà commencé à le consommer frais au village.

une plante de haricot
Le haricot n?est pas au rendez-vous pour les Coulibaly, les Touré, les samaké, les Sogoba et les peuls. Le haricot est une des plantes au village qui mûrissent vite et qui facilité la période de soudure pour les paysans. Contrairement aux autres années, le haricot à présent n?a pas produit à cause da l?abondance des pluies. Il a beaucoup plu et le haricot n?a pas pu avoir au moment indiqué, la chaleur qu?il avait besoin fleurir.
Je souhaite de tout mon c?ur, que les champs soient ce que nous tous souhaitons pour que l?autosuffisance alimentaire soit assuré au Mali, en Afrique et partout dans le monde.
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Les jeunes du village en groupe dans un champ de fonio
Cette année, la famine a atteint plusieurs localités du Mali. Plus le temps passait, plus les sacs de céréales devenaient chers, très chers mêmes car il y a eu des vieilles personnes qui ont témoigné qu?ils n?ont jamais achetés le sac de mil à 25500 F CFA. Les populations rurales ont beaucoup souffert parce qu?ils n?ont pas le moyen d?acheter le sac de mil à 25500 F CFA pour nourrir leurs familles. C?est très dur ! Beaucoup de chansons bambaras de Ségou nous apprennent qu?on ne doit pas se suicider à cause de la souffrance sinon, on ne vivra pas le bonheur qui va s?en suivre. Ce fut le cas par les populations rurales. Ils se sont débrouillés à joindre les deux bouts jusqu?en ce moment où, en un tour de bras, le maïs et le fonio, les grands guerriers en période de soudure au village, viennent de déraciner et refouler la famine hors des villages comme un chien ragé que personne n?aime chez soi!
Cette année au village, le temps hivernal suit son cours traditionnel normal. En général, nous pouvons dire que la pluviométrie est toujours bonne même si elle a provoqué des inondations dans beaucoup de localités. Tous les champs sont presque agréables à regarder. Les travaux champêtres sont finis. Les braves paysans, après trois mois de dur labeur ont déposé les houes sous les greniers, se sont reposés quelques jours et ont pris les faucilles pour la moisson du fonio et les machettes pour couper les tiges de maïs.
J?ai assisté moi-même à la moisson d?un champ de fonio du village le samedi passé quand j?étais allé passer le week-end avec les parents. J?ai également visité des champs de maïs dont les propriétaires étaient en train de récolter. Ils étaient tous de très bons champs. Cette visite des champs au village m?a donné de la joie et de très grand espoir. J?ai compris que c?est presque la fin de la grande famine que nous avons vécue tout au long de l?année et bientôt las récolte des champs de mil et la moisson du riz vont suivre. Aujourd?hui, le fonio et le maïs constituent les aliments de base aux villages avant les grandes récoltes. Le haricot devait aider le fonio et maïs dans cette lutte contre la famine en période de soudure au village mais, à cause de l?abondance des pluies sans arrêt, le haricot a bien poussé, mais n?a pas eu la chaleur nécessaire pour le moment pour faire des fruits. Cela peut nous laisser imaginer qu?il y aura moins de haricot sur le marché cette année.
Je suis comblé de joie et d?espoir après ce voyage au village et souhaite qu?il continue à pleuvoir convenablement pour le Mali retrouve son autosuffisance alimentaire.

Un très bon champ de au village Bamoussobougou
Le Mali est un pays agropastoral par excellence. Tout l?espoir des paysans et même de toutes les populations maliennes se situe au niveau d?avoir chaque année une bonne pluviométrie, condition essentielle d?autosuffisance alimentaire.
Dans les quelques années précédentes, les mauvaises pluviométries avaient crée du désespoir chez les paysans et avaient poussés beaucoup de jeunes à prendre le chemin de l?aventure. Les animaux ne trouvaient pas à brouter, ainsi le lait se faisait rare au village, la famine s?y installait petit à petit entrainant la dislocation des grandes familles.
Cette année, les paysans sont contents et espèrent sur de bonnes récoltes à la fin des travaux champêtres. Les champs, selon les paysans, donnent de bonnes images de lutte contre la famine. La terre a accepté les semences et les plants suivent le calendrier hivernal.
Mais certains champs prouvent le contraire de cet espoir par le fait que les plants par ci par là sont atteints de maladies que les paysans eux-mêmes ne comprennent pas. Dans certains champs, les pousses n?ont pas assez grandi et sont tout jaunes. Certains paysans accordent ça au fait qu?il pleut sans cesse et que les plants n?ont pas le temps d?avoir de la chaleur pour bien croitre surtout sur les sols sablonneux. Cela crée chez certains paysans au village, de l?inquiétude car une grande partie de leurs champs se trouve dans cet état.
Les paysans sont également inquiets à cause des inondations qui accompagnent presque chaque pluie. Des champs, des routes sont inondés et cela empêche les paysans de pouvoir bien entretenir les espaces cultivables. Des maisons également s?écroulent presque chaque jour en donnant de nouvelles préoccupations aux populations après les récoltes.
Mais, néant moins, comme on dit en bambara «que la ceinture se brûle vaut mieux que tout le pantalon se brûle »
Prions pour une bonne récolte pour assurer l?autosuffisance alimentaire.
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Lassana, fils de wa Kamissoko, explique l?histoire de son père aux élèves ruraux sur Internet
Le Mali regorge d?hommes célèbres dans le domaine de la culture. Chacun d?entre eux possède des grandes notions dans un domaine ou un autre. Beaucoup sont connus grâce à l?enseignement de leur histoire à l?école ou par leurs louanges faits par des griots conservateurs de la mémoire collective. Beaucoup restent encore inconnus des jeunes générations.
Internet mobile dans les classes rurales, le blogging au village, les médias citoyens sont des moyens de faire découvrir aux jeunes générations, la culture de leur pays. C?est ainsi que les élèves ruraux de 8 villages ont eu la chance d?apprendre beaucoup sur l?histoire de Wa Kamissoko, décrit comme tel dans Wikipedia : ?Issu d?une communauté de griots traditionalistes chargés de perpétuer la mémoire de la Bataille de Kirina et de l?Empire du Mali qui y fut fondé, il avait acquis une profonde connaissance de la tradition orale mandingue.? Si wa kamissoko, un des grands connaisseurs de la tradition mandingue/malienne, est beaucoup connu des anciennes générations, les jeunes générations pourraient encore ignorer son histoire. ?C?est notre première fois d?entendre parler de lui et d?écouter son histoire?, ont dit certains élèves lors de la tournée.

@fasokan commentant les images culturelles maliennes en ligne
Ces élèves ont eu la chance, grâce à Internet, de bien regarder l?image projetée de la tombe de ce grand homme malien et d?écouter oralement son histoire avec son fils, Lassana Kamissoko qui était également fier d?avoir l?occasion d?évoquer les hauts faits de son père devant des élèves localités par localités.
?Cette tournée d?Internet mobile dans les classes à donné une chance à nos élèves de découvrir leur pays sur place, de voir des choses comme l?image du Fort de Médine à Kayes (sur le blog de la Direction Nationale du Patrimoine Culturel du Mali), qu?ils n?auraient pas pu voir maintenant parce qu?ils sont très loin de là-bas?, a dit un enseignant à la fin du cours d?Internet.
La continuité des activités culturelles du projet Niger-Loire de l?UNESCO pourrait permettre à beaucoup d?hommes de culture malienne cachés dans les villages reculés comme dans ces images, d?être découverts et connus par les jeunes générations si le système de médias citoyens se développait dans nos localités rurales.
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C?est dur de vivre au village pendant la saison chaude. Il fait très chaud à l?intérieur et il n?est pas très prudent des fois de se coucher dans la grande cours. Beaucoup font recours à l?éventail.
Un habitant de Sékoro prêt de Ségou, tente d?avoir une solution au problème de chaleur dans sa maison. Il s?agit de fabriquer de longs tuyaux avec le tôle et les placer dans les murs des différents côté de la maison. A travers ces tuyaux, l?air pénètre et rafraichit l?intérieur de la maison. Le faisant, il penche un peu les tuyaux vers le bas afin d?éviter que les rayons solaires pénètre directement à l?intérieur de la maison. Comme ça, il éviter de passer la nuit avec un éventail à la main.
L?idée est déjà bien, même si personne au village ne l?a pas encore imitée. C?est bien déjà de penser à chercher une solution à certaines difficultés au village par les villageois eux-mêmes. Petit à petit, on arrivera.
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Les petits élèves autour de l'Internet sous un manguier au village
A Sékoro, le dernier village avant d?entrer à Ségou ville venant de Bamako, cette initiation de deux jours à Internet était destinée aux élèves de la 9ème pour les aider dans leurs recherches du savoir comme dans une bibliothèque, mais les petits élèves avaient également envie de découvrir ces outils.
A leur demande : « nous aussi, nous voulons apprendre Internet », ce cours d?initiation a été organisé sous un manguier pour satisfaire à leur besoin, à leur curiosité de taper sur l?ordinateur. Cette séance de deux heures a été une occasion pour les petits élèves de mettre un ordinateur en marche, de brancher la clé Internet 3G, et d?aller tour à tour sur une page Google et d?y faire des recherches.
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Les arrosoirs traditionnels au village.
Le temps change, tout devient petit à petit moderne même dans les localités rurales. Au cours de ce changement, nous constatons la disparition de beaucoup de matériels traditionnels dans nos villages, mais le voyage à travers le pays permet de renouer contact et de rompre la nostalgie avec ces matériels toujours conservés comme outils de travail appropriés dans certaines localités.

Elle arose son jardin avec l?arrosoir traditionnel
Les femmes pratiquent beaucoup le maraîchage dans les villages pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Dans ces activités de maraîchage, L?arrosoir traditionnel, fait de ?calebasse à sphère complète, muni d?un trou en haut et par lequel on prend de l?eau et arrose les planchers?, a laissé place à l?arrosoir moderne dans beaucoup de villages.
Dans beaucoup de localités rurales, on ne rencontre plus ces arrosoirs en calebasse, mais par surprise au cours de mon voyage dans les villages riverains du Fleuve Niger, je viens de
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Les membres du jury. (Images prise sur le site de Bobs.)
Le jury des BOBs, composé de blogueurs, militants du net et spécialistes des médias, s?est réuni pendant une longue journée pour débattre des candidats retenus pour la finale dans les six catégories mixtes. Nous sommes maintenant fiers de vous présenter leurs lauréats: (Texte tiré sur le site de Bobs où vous retrouverez tout le résultat de cette édition 2012).
La nouvelle est tombée le mardi 2 mai 2012 ! J?ai aussi le plaisr de vous informer à mon tour que mon blog Fasokan en Bambara-Français, a remporté le ?Prix spécial Education et Culture? de cette édition 2012 et de partager avec vous, cette joie qui m?anime aujourd?hui. Pour l?occasion, je remercie tous mes lecteurs et tous ceux qui ont laissé leurs occupations pendant des minutes pour voter pour Fasokan. Je remercie et félicite également Deutsche Welle d?avoir mis en place cette initiative ainsi que les membres du jury.
Je souhaite qu?un jour, avec tous les efforts déployés autour du développement et de la promotion des langues africaines, elles se retrouvent jour parmi les différentes langues dans lesquelles le concours Bobs se tient : allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, farsi, français, néerlandais, portugais et russe.
Je remercie infiniment la grande famille de Global Voices francais et rising voices qui a trouvé une bourse pour soutenir le matériel et les premières formations. Je n?oublie pas également l?initiative Toujours Pas Sages à partir de laquelle tout a commencé en 2008 dans les villages maliens.
Cette version de Bobs est également une joie pour notre famille de Mondoblog de RFI dont je remercie infiniment les membres. Kamer Kongossa, également membre de Mondoblog, est lauréat de la version 2012 de la catégorie ?Meilleur blog en français? avec son blog http://kongossa.mondoblog.org/.
Toutes mes félicitations à M. Kamer Kongossa, à tous les autres gagnants et à tous ceux qui ont postulé à ce concours. Pour ceux qui n?ont pas encore tenté, je les invite à tenter leur chance dans les prochaines éditions car Bobs est sans frontière et le concours ne tient pas compte de localités de résidence. Sion, le village de Fasokan est carrément loin de l?Allemagne !
La bonne nouvelle est tombée au moment où notre pays, le Mali, traverse une grande crise politique, militaire et de rébellion. C?est pour quoi, je vous demande de me permettre de dédier ce prix «A L?UNITE ET A LA PAIX AU MALI.»
C?est également une occasion de remercier toutes celles et tous ceux dont les soutiens, les encouragements et le partage d?expérience en matière de TIC n?ont pas fait défaut.

une photo de la rue de Bamako sous la poussière.
Les populations de Bamako se sont réveillées ce matin, dimanche 29 avril 2012, sous un drap de poussière qui recouvre toute la ville. Partout c?est de la poussière jaunâtre réduite la visibilité, rend la respiration un peu difficile et fait mal à gorge sans oublier qu?il suffit de sortir dehors pendant quelques minutes pour être recouvert de poussière comme des objets qui s?y trouvent. Pas seulement Bamako, beaucoup d?autres localités comme Ségou vie cette poussière aujourd?hui selon une personne que j?ai contactée par téléphone.
C?est quoi cette poussière ? D?où vient cette poussière ? Qu?est-ce que cette poussière signifie ? Ce sont les questions qu?on se pose dans les rues de Bamako sans que personne n?arrive n?arrivent à donner une réponse concrète et satisfaisante.
Mode de protection :
Même s?ils n?arrivent pas expliquer ce phénomène, les gens craignent que ça ne soit pas source de malaise respiratoire et ainsi prennent de disposition pour se protéger.
Si d?habitude les cache-nez sont propres aux motocyclistes, aujourd?hui, il est sollicité par beaucoup de personnes à Bamako pour se protéger contre cette poussière qui fait mal à la gorge. J?ai vu des hommes qui se contentent des colles de leur chemise, des femmes du bout de leur foulard pour se protéger le nez. Certains se contentent d?induire du beurre de karité dans les narines comme moyen de protection.
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Une expérimentation parue dans la revue mensuelle du Ministère de l'éducation du Mali
L?on pourrait aujourd?hui se poser la question de savoir si l?éducation traditionnelle, c?est-à-dire le professeur et la craie, devant les élèves dans la classe, suffisent pour que les apprenants aient accès aux plus grandes notions éducatives de nos jours, à tous les besoins nécessaires d?apprentissage pour suivre l?évolution scientifique et technologique.
Dans un monde globalisé où la Technologie est sur le point de prendre le dessus de tout, nulle petite portion du globe ne devrait rester en marge pour le partage du savoir et de l?expérience. Les localités rurales ne seraient pas restées en marge de cette révolution technologique malgré le manque d?électricité supposé être une entrave pour le port de l?Internet dans les villages.
C?est dans ce sens que la prise en compte et la satisfaction des recommandations ci-dessous citées, issues d?une expérimentation réussies de l?Internet mobile dans les écoles rurales au Mali, serait une solution de mobilité de l?éducation.
?Allez chercher?, c?est bien pour pousser les élèves à la recherche du savoir, mais ?chercher et trouver ici?, c?est encore plus précis pour que les élèves aient rapidement accès au savoir et ce chemin le plus cours serait Internet !
Les recommandations :
- La multiplication de l?initiative dans d?autres écoles rurales au Mali ;
- L?installation de l?équipement d?Internet mobile dans les localités rurales particulièrement dans les écoles ;
- La formation des administrateurs scolaires, des enseignants et des élèves aux Technologies de l?Information et de la Communication ;
- la prise en compte des langues nationales dans le domaine des TIC ;
- la formation des néo-alphabets aux TIC et la création de blogs et de sites web en langues africaines.
La rougeole était très fréquente dans notre pays, mais de nos jours, elle a presque disparu. Malgré sa rareté entre nos murs, les populations, se rappelant toujours de cet adage, «mieux vaut prévenir que guérir», pratiquent les méthodes traditionnelles préventives contre cette maladie. Selon les traditions, chaque enfant qui monte sur un chameau ne sera jamais atteint de rougeole et la pratique de cette méthode préventive contre la rougeole est très fréquente au Mali.
Chaque année, en cette période de chaleur, nous voyons les propriétaires de chameau se promener dans nos villes et nos villages. Ils vont de rue en rue et de porte en porte. Les parents font monter leurs enfants sur ces chameaux afin qu?ils ne soient jamais atteints de rougeole tout au long de leur vie. Les propriétaires de chameaux reçoivent des parents, des céréales, des monnaies, des anciens habits ou anciennes chaussures.
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